La France est un vieux pays, M. Mélenchon.
Un pays riche de son histoire qui l’a construit ; un pays pétri des traditions qui l’ont structuré ; un pays fort des valeurs humanistes qui l’ont forgé.
– Être attaché à ses traditions, ce n’est pas vouloir lire Molière dans le texte, c’est respecter l’esprit de celui qui estimait sa langue et la mettait en avant.
– Être attaché à ses traditions, ce n’est pas accepter la « créolisation » ; c’est considérer la culture des autres tout en défendant la sienne si elle est menacée.
– Qualifier la « France des traditions » de « France diminuée », c’est mépriser nos ancêtres, c’est rejeter l’héritage de nos aïeux, c’est vouloir déconstruire ce liant social qu’est une culture millénaire, et c’est surtout offrir à nos enfants un avenir sans racines.
« Briser les chaînes dans vos esprits! », dites-vous. Sérieusement ?
L’essence de notre nation est justement sa singularité. Appeler à la conquête des territoires ruraux en disant que la nouvelle France correspond à « une ruralité non plus peuplée de « paysans », mais de personnes issues des quartiers populaires » montre le mépris que vous portez à ce qui forme l’épine dorsale de notre Histoire ; cela montre l’indécence de ceux qui pensent comme ces colonisateurs qu’ils pourchassent de leurs paroles vindicatives par ailleurs.
« Cette partie du pays est à nous, c’est notre patrie » déclarez-vous.
Mais savez-vous seulement M. Mélenchon que le mot « patrie » signifie « pays de nos pères ». Y aurait-il une schizophrénie entre votre volonté de déconstruire le patriarcat et celle de vous réclamer d’un mot qui, en fait, ne vous parle pas ?
Qu’est-ce qu’être Français ? C’est une communauté de valeurs, une adhésion à une culture, un pacte qui s’inscrit dans notre histoire.
On n’est pas Français par hasard, la France, ce n’est pas une nation aéroport, ce n’est pas davantage un assemblage fortuit de populations et de cultures différentes.
Bref, vos prises de position cherchent à effacer nos racines, à renier des siècles de transmission, à désavouer nos paysans qui font de la France la 1re puissance agricole européenne, à fouler du pied l’identité de ses citoyens.
Tout cela, pourquoi ? Pour une posture électoraliste, pour une vision idéologique déconnectée des réalités du peuple français.
Notre pays s’est forgé dans le fer et le feu. Il a su rayonner sur tous les plans, qu’ils soient artistiques, scientifiques ou culturels.
Votre guerre n’est pas la nôtre, tout simplement, car vous la faites contre vos compatriotes, au profit de ceux qui veulent imposer leurs lois ; vous voulez instaurer le chaos là où le pays souhaite la sérénité ; vous encouragez l’agressivité et la violence là où la France a toujours privilégié le dialogue et l’esprit.
Bref, vous reniez le passé, vous obérez le présent et compromettez l’avenir.
“La France ne peut être la France sans la grandeur.” Vous méprisez ce qui fait la première et ne possédez visiblement pas la seconde.
Floriane Z, enseignante dans le supérieur
(Post LinkedIn de février 2025)