Hommage à Pierre Brossolette, décédé le 22 mars 1944 en se jetant de la fenêtre de la Gestapo, après avoir donné un nom, le sien.
Pendant l’hiver 1940-1941, Pierre Brossolette intègre le réseau du Musée de l’Homme¹, puis la Confrérie Notre-Dame².
Il établit des liens avec plusieurs organisations telles que Libération-Nord et l’OCM³ entre autres.
Il part à Londres en mars 1942 avant de négocier son ralliement à Charles de Gaulle.
Après avoir rejoint Londres, il devient l’adjoint au sein du BCRA⁴ et mène à bien trois missions clandestines en France avec son épouse Gilberte (1905-2004), également résistante.
Elle sera la première femme à être vice-présidente du Sénat.
Arrêté avec Émile Bollaert et torturé par les SS, Pierre choisit de se suicider, se jetant du 4e étage par la fenêtre du siège de la Gestapo, avenue Foch à Paris, après avoir donné un nom, le sien.
Incinéré au cimetière du Père-Lachaise peu après sa mort, ses cendres seront transférées bien plus tard au Panthéon, le 27 mai 2015.
Il fut l’un des principaux acteurs de l’unification de la résistance française. N’oublions jamais son courage.
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¹ Un des premiers mouvements résistance
² Réseau de renseignements français
³ Organisation civile et militaire
⁴ Bureau central de renseignements et d’action
© Archives, 29 septembre 1942.